Créer ses personnagesLecture en 19 minutes


Création d'une histoire, Ecriture, Témoignages / lundi, juillet 10th, 2017

LES CASTINGS D’ELODYE

Les personnages. Pour certains, c’est un calvaire à créer, pour d’autres, c’est un véritable plaisir. Pour moi, c’est un mélange des deux et ça dépend du personnage. Souvent, ils m’attaquent avant que j’ai l’histoire dans laquelle ils vont évoluer. Dernier exemple en tête, je voulais une jeune femme militaire, mais j’ignorais quel scénario j’allais pouvoir inventer pour l’intégrer.

Après avoir le caractère principal de mon personnage, je lui cherche un prénom. J’aime inventer des prénoms, mais la plupart du temps, j’aime bien reprendre ce qui existe pour que mes lecteurs et moi-même s’identifient à lui. Une fois que j’ai son prénom, je le visualise physiquement. Pour cela, soit je cherche un acteur/actrice qui correspond ou alors, je le créé grâce à un simulateur de dress-up (il en existe des millions aujourd’hui, il y a de quoi créer pas mal de personnages !) Ce sont mes bases de création et après ces étapes, il me reste plus qu’à remplir sa fiche d’identité. Je renseigne nom, prénom, date de naissance, caractère principal, description physique, taille, poids, bijoux, marques, orientation sexuelle, lien avec autres personnages, ect.

C’est ainsi que je créé mes personnages. Il m’arrive également de m’inspirer de mes proches autant physiquement que mentalement et beaucoup de mes personnages me ressemble aussi, aiment les mêmes choses que moi ect. Mais regardons de plus près le processus de Natacha qui est un peu différent.

J’essaye toujours de créer des personnages variés et différents dans chacune de mes histoires, afin d’exploiter différents comportements et de ne pas avoir toujours les mêmes réactions. Pareil pour le physique, je n’ai pas que des brunes aux yeux marron ou des blondes aux yeux bleus. J’essaye d’innover à chaque fois, sinon ce n’est pas drôle. Même si il faut adapter le personnage à l’histoire et à son intrigue, je pense que c’est important de ne pas avoir le même type de personnage, sinon on s’ennuie dans l’écriture et on peut avoir l’impression de toujours faire la même chose.

J’aime aussi trouver une actrice ou acteur pour “interpréter” mes personnages. Je me rends pour cela sur ces blogs : Trombi Ficion et Let Me Help. Si jamais on ne trouve pas son bonheur, il est possible de demander conseil.

Comme il est important d’avoir un personnage cohérent, je fais des fiches que je ne montre pas à mes lecteurs. J’y mets tout ce qu’il y a à savoir et tout ce qui va être découvert au fur et à mesure de l’histoire. Je surligne les choses que j’ai déjà “montré” dans un chapitre pour être sûr que le lecteur puisse comprendre les références que je vais faire par la suite. Parce que des fois on a l’impression d’avoir dit quelque chose et finalement non, et le lecteur va être perdu si c’est le cas. Dans ces fiches je mets également le caractère et le vécu, parce que même si je connais mes personnages, je peux être sûr de comment ils vont réagir face à une situation.

*

SKY OF DUST CONTRÔLÉE

Chez Sky of Dust, c’est un processus court, mais précis qui nous montre qu’elle se laisse un peu dominer par ses personnages.

Chez moi, les personnages se créent eux-mêmes. Peu importe le contrôle que je pense avoir sur eux, ils finissent toujours par devenir ce qu’ils veulent être et non ce que je voudrais qu’ils soient.

*

BECCA ET SES SIMS

Becca, elle, est encore une fois bien précise pour sa création de personnages !

I. Le héros dont a besoin l’histoire

Pour ma part, je n’ai jusqu’à présent jamais inventé une histoire pour utiliser un personnage, c’est toujours l’inverse (le personnage découle de l’histoire inventée). À partir de là, je me demande QUI servirait le mieux le récit que je veux raconter : un homme ? Une femme ? Un jeune ? Un vieillard ? Par exemple, si je souhaite écrire une comédie, des personnages loufoques, plus grands que nature, avec des traits de personnalité exagérés risquent d’obtenir plus de succès.

Je ne dis pas que toutes les facettes d’un personnage doivent forcément être importantes pour l’histoire. Seulement, j’avoue que je m’arrange pour que son vécu ou sa personnalité l’amène où je veux dans le récit. Par exemple, si je souhaite raconter l’histoire d’un homme qui travaille fort pour devenir milliardaire, il faudrait bien que ledit homme soit ambitieux, ingénieux, travaillant ; difficile de raconter cette histoire si le personnage n’aime pas l’argent ! Dans le même ordre d’idée, peut-être a-t-il ce but parce que toute sa vie il s’est promis d’offrir une vie décente à la femme qu’il aime – on le devine alors dévoué, passionné, altruiste. Après, ça ne l’empêche pas du tout d’apprécier la lecture dans ses temps libres.

Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que la personnalité (voire simplement le personnage) influencera le reste de l’histoire. Prenons l’exemple banal d’une rencontre : un personnage plus paranoïaque pourrait se mettre sur ses gardes et se demander pourquoi ce type lui parle ; un autre, plus amical, répondrait à sa salutation et échangerait peut-être même son numéro avec ; enfin, notre héros asocial plisserait les yeux, incertain de pourquoi on lui adresse la parole, avant de reprendre sa contemplation silencieuse. Or, si le reste du récit dépend de cette rencontre, l’auteur devra s’adapter à la réaction de son héros pour se rendre au point qu’il souhaite – le point étant, ici, que les deux personnages deviennent amis. Toutes les options sont bonnes, elles mènent juste à des situations différentes : c’est à l’auteur de décider laquelle correspond le mieux à ce qu’il a en tête.

Néanmoins, j’admets que j’ai du mal à créer des personnages trop éloignés de moi. La raison est simple : je crains les faux-pas si je parle de ce que je ne connais pas.

II. Créer un Sim, ou comment recycler ses jeux

Je risque de perdre toute crédibilité (auprès des fous qui m’en donnaient encore, haha), mais j’apprécie créer un Sim de mes personnages. La raison est simple : en le sculptant, des idées peuvent me venir. Par exemple, si je décide de donner un nez un peu moche à mon personnage, je peux me dire « Tiens, ce nez le/la complexe ». Ça m’oblige également à me poser des questions du genre : « Quel type de sous-vêtements porte-t-il ? »

Ça peut sembler ridicule, mais je me suis souvent retrouvée à avoir des idées d’anecdotes grâce à ce procédé ou à nuancer mes personnages. En l’occurrence, ça aurait pu être « évident » de donner des sous-vêtements sexy à une protagoniste séductrice… mais n’est-ce pas un peu unidimensionnel ? Pour ma part, je trouve que ça conforte dans

l’habitude d’utiliser un seul trait pour désigner un personnage et de tout articuler autour dudit trait au lieu de lui en trouver d’autres. Dans la vie, les gens séducteurs aiment aussi les sous-vêtements confortables !

D’autre part, ça incite à penser à des éléments qu’on met habituellement de côté et ça permet de générer des idées. Par exemple, s’il s’agit d’un jeune adulte, je m’amuse également à faire sa version bébé, enfant, ado, pour avoir une idée globale du personnage et de son évolution. Je crée également ses parents, et pendant que je fais tout ça, je songe à son « récit de vie ».

Bref, certains remplissent des questionnaires, moi, je décide si mes personnages ont des sous-vêtements à motif de lapin ou de têtes de mort !

III. Les inspirations et références

Le syndrome de la page blanche frappe aussi au moment de créer un personnage. Pour cette raison – et parce que je suis une grosse geek –, j’aime faire des clins d’œil à des personnages ou personnalités déjà existantes. À ce stade, je sais un peu ce que je veux, ce dont le récit a besoin, si mon héros est parano, amical ou asocial (pour reprendre l’exemple du point I). Je me demande donc si je connais des gens (ou des personnages) similaires, et si oui, je réfléchis à ce qu’ils ont vécu. Y a-t-il des éléments intéressants ? Des choses qui les ont sculptés pour qu’ils deviennent qui ils sont aujourd’hui ? Puis-je voler impunément des tics ou habitudes que j’ai remarquées chez eux ?

Bref, dans cette partie, je joue au Docteur Frankenstein : un peu de lui pour les hobbys, un peu d’elle en ce qui concerne les peurs, un peu de Dale Cooper pour ajouter une touche de folie… Les détracteurs de cette méthode pourraient dire que l’on n’invente rien du tout, et donc, qu’il ne s’agit pas vraiment de « nos » personnages. D’où l’importance à mon avis de prendre les personnages et de se demander COMMENT l’histoire et les obstacles les changent.

IV. Les obstacles

À mon avis, les obstacles, les imprévus et les tensions sont ce qui donne du relief à un personnage. Je dis toujours que tant que tout va bien, tout le monde est gentil ; du moment où c’est l’apocalypse, la véritable personnalité des gens ressort. En effet, certains vont s’écrouler, d’autres se suicider, d’autres faire tout ce qu’il faut pour survivre, d’autres perdre la tête… Mais tout ça, on ne le saura pas s’il n’y a pas d’enjeux à surmonter.

J’ai dit dans la partie I que je songeais à une histoire, puis que je créais des personnages en conséquence. La question est de savoir comment les personnages réagiront aux péripéties présentes dans le récit. J’essaie de les construire à partir de ce qu’ils vivent dans l’histoire, de voir ce que leur réaction dit d’eux. Par exemple, un personnage qui

s’écroule devant un drame et un personnage qui se reprend en main sont très différents, et cette différence devrait se sentir dans d’autres moments de leur vie.

En somme, à mon avis, on ne découvre vraiment un personnage que lorsqu’il est confronté à l’adversité. Ça ne signifie pas que l’on ne peut rien apprendre de lui quand tout va bien, mais on a accès à quelque chose de beaucoup plus brut quand ça va mal. Je crois que comme dans la vie réelle, il y a l’image que les personnages veulent projeter, et ce qu’ils sont vraiment. Par exemple, un personnage en apparence très gentil, détendu, normal, peut se révéler très égoïste lorsque le choix lui est donné. Cette nouvelle information ne change pas qui il est quand tout va bien, elle l’enrichit.

Contre-exemple : Je ne sais pas si certains connaissent le jeu Life Is Strange. Pour faire court, Max peut remonter le temps, et donc, changer les moments charnières de sa vie. Intéressant, n’est-ce pas ? Ça aurait pu l’être, mais le problème (selon moi) est que les scénaristes ne lui ont jamais faire prendre de décision déchirante ni porter le poids desdites décisions. En effet, un autre personnage les prenait toujours à sa place. Or, que se serait-il passé si elle avait eu, toute seule, à choisir entre sauver X ou Y, entre révéler une horrible vérité et mentir ? Qu’aurait-on appris sur elle ? Aurait-on découvert qu’elle était égoïste, émotive, rancunière ? Ça aurait été très révélateur de savoir quelle décision elle aurait prise et la logique derrière.

En d’autres mots, selon moi, on ne sait de quelqu’un que ce qu’il fait ; s’il ne fait jamais rien – parce que le contexte n’y est pas propice, qu’il n’y a jamais de problèmes –, on n’en saura que ce qu’il veut bien révéler, soit quelque chose de possiblement superficiel.

V. Le premier jet de l’histoire

Parfois, des idées viennent au fur et à mesure. Il est possible qu’un chapitre m’inspire un nouvel intérêt ou me fasse réaliser que j’ai oublié de songer aux buts du personnage. Ou alors, carrément, je réalise qu’un trait de personnalité ne fonctionne pas très bien et je choisis de le remplacer. Dans le même ordre d’idée, passer une histoire complète à développer un personnage permet d’apprendre à le connaître.

VI. La réécriture

Après des mois, voire des années à parler d’un personnage, à raconter divers moments de sa vie, on apprend à le connaître. On découvre des choses qu’on ignorait jusqu’alors (ex. qu’un événement l’influence beaucoup, qu’il s’avère très égoïste finalement, etc.) et on peut s’en servir dans la réécriture.

Pour ma part, je me souviens avoir décidé en cours de route que deux personnages secondaires finiraient ensemble. Or, rien ne corroborait ce choix dans l’état actuel du récit ; j’ai donc profité de la réécriture pour semer des graines, éparpiller des indices, donner des preuves comme quoi ça pouvait marcher entre eux.

*

LES INSPIRATIONS DE MANEEYA

Manneya créée rarement ses personnages, néanmoins elle s’inspire beaucoup de ceux qu’elle connaît déjà pour créer les siens.

Je suis pas habituée à créer des personnages (je suis auteure de fanfiction) mais je ne les crée jamais d’abord sur le papier. D’abord j’imagine comment il intervient dans l’intrigue, sa façon d’être et ensuite je brode autour. D’abord son milieu social, son rapport aux autres et aussi sa famille. Sinon je pense que chaque personnage et pleins de bouts de personnages différents (ce qui est assez réaliste). Oui vraiment, je crois que je me laisse emporter par mon imagination et voilà.

*

LES MÉTHODES DE MARIE

Marie nous donne ensuite sa version de création :

Pour créer des personnages, cela peut paraître étrange, mais cela dépend de l’histoire que j’écris.

J’ai parfois beaucoup d’informations sur les personnages (physique, attitude, évolution des relations entre les personnages), des fois il faut laisser l’inspiration s’installer pour aider un peu à les construire.

Dans ma première fiction historique, je voulais créer un héros qui a les caractéristiques d’un homme mystérieux (cheveux noirs, visage fin, etc.). J’ai toujours cette image en tête. Pour le prénom, j’avais fait une recherche sur internet sur les prénoms masculins utilisés au XVIIIe siècle, et je suis tombé sur Lionel. J’ai tout de suite aimé ce prénom, surtout qu’on ne le voit pas souvent dans les écrits. Un peu d’originalité dans les prénoms, ça ne fait pas de mal ! Dans cette même fiction, j’avais tout de suite en tête un personnage féminin qui n’avait pas un rang social élevé, qui était muette, qui était rousse et qui aimait jouer du piano comme Lionel. Et son prénom, je l’avais tout de suite en tête : Angélique. Pour les noms, cette fois, comme Lionel et son frère faisaient partie d’une famille autrefois noble, j’ai voulu qu’il ait la “marque” de la noblesse : le “De”. Je voulais également que leur nom puisse facilement être retenu. A force de réfléchir, j’ai choisi “De Richecour”.

Pour ma science-fiction, je me suis inspirée de l’actualité. Je l’ai créée à un moment où on parlait beaucoup de la Russie. Je me suis alors dit : “tiens, des personnages d’origine russe, ça pourrait être pas mal, non ?” C’est comme ça que deux prisonniers ont eu des prénoms russes : Isidor et Borislav. Comme pour la fiction du haut, j’ai recherché les prénoms russes proposés sur internet.

Pour ma seconde fiction historique, qui se passe durant la Première GM, j’aimais beaucoup le prénom Alfred pour un Allemand. Je l’ai donc gardé. Pour sa femme, c’était plus dur. J’ai donc fait une recherche et j’ai noté
sur mon fichier Word les différents prénoms qui pourraient coller au personnage : “Hendrina ? Kamilla ? Krista ? Leonore ? Helena ? Friede ?” J’ai finalement pris Kamilla. Pour la Première GM, c’était plutôt facile de trouver des prénoms puisqu’il y a eu beaucoup de reportages sur cette période historique dernièrement. On entend donc de nombreux prénoms utilisés à cette époque. Cela vaut aussi pour la Seconde GM où il y a eu aussi beaucoup de reportages et de films ces derniers temps. Visiter les blogs fiction et fanfiction m’a aussi confortée dans l’idée d’avoir de l’originalité dans les prénoms. Ca me décevait à chaque fois de voir des prénoms trop communs pour tous les personnages, et surtout la reprise systématique des prénoms et noms des One Direction par les fans.

Pour le physique, je n’ai pas de représentation claire. C’est lorsque j’écris que je commence peu à peu à les visualiser parce que je fais comme si je regardais un film. C’est très pratique d’être du point de vue d’un spectacteur. On se dit “si je regardais le film [en l’occurrence les scènes de notre histoire], comment j’aimerais que les personnages soient ?”. Je m’inspire aussi des personnes que je croise au quotidien pour éviter de faire des personnages trop clichés, pour leur donner une part de réalisme. Ca permet de leur donner quelques imperfections physiques comme un bouton permanent, des taches de rousseur, des rides marquées, une petite bedaine, etc. Je me focalise davantage sur le charme que sur la beauté des personnages. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il y a une différence entre ces deux notions.

Pour leur personnalité, je me mets cette fois du point de vue interne. C’est-à-dire que je me mets à la place du personnage. Ca permet, à force d’écrire, de cerner son caractère. Et petit à petit, on finit presque par imaginer naturellement les actions que ferait le personnage en question. Le caractère des personnages n’est pas évident à travailler. Pour remédier à cette difficulté, je prends un bout de ma personnalité et je l’associe à un personnage. Par exemple, j’aime bien le romantisme, sans que ce soit à l’eau de rose. Eh bien pour Alfred, j’ai fait en sorte qu’il soit “un romantique refoulé”. Je m’explique. Il pense à des choses romantiques qu’il pourrait faire avec sa femme (il l’aime passionnément même s’il ne le montre pas vraiment ; c’est l’élue de son coeur). Mais il les garde pour lui parce qu’il s’imagine qu’il va baisser dans son estime, qu’elle le considèrera comme quelqu’un d’insignifiant. En bref, il veut être un homme virile, un vrai.

Autre exemple : j’évite les conflits. Le frère de Lionel est comme ça. Dès que l’atmosphère commence à être tendue, il essaye de calmer le jeu.

Pour les autres pans de leur personnalité, je m’inspire des personnes qui m’entourent et parfois de la télé.

J’ai en revanche plus de mal à faire des personnages cruels. J’essaye, avec Isidor, de faire quelqu’un de froid et égoïste, qui n’a aucun remord à tuer quelqu’un. Mais ce n’est pas toujours évident. A part lui et les autres prisonniers, je n’ai pas de véritables méchants. Je reste plutôt dans des personnages fourbes ; enfin, j’essaye de créer ce genre de personnages. En regardant les avis sur les fictions et les blogs d’aide à l’écriture, je me
rends compte que les personnages dits “complexes” sont appréciés. Par complexes, on entend par double personnalité, le plus souvent. Je prends donc en compte cette exigence des lecteurs. C’est important de les
satisfaire, au moins sur ce point.

A titre indicatif, j’écris rarement des fiches sur mes personnages parce que j’ai leur personnalité en tête à chaque fois que j’écris. Avec ma seconde fiction historique, j’ai essayé un nouveau système pour les relations entre les personnages. Le voici :

Ça résume plutôt bien les choses. Ça évite de faire des confusions en plus.

Avec la profession de chacun, j’ai pu ensuite me baser dessus pour établir leur passé, comment ils sont arrivés à ce métier. C’est comme ça que j’ai pu imaginer la rencontre entre Alfred et Kamilla qui ne devaient par principe pas tombés amoureux. J’ai aussi maintenant le passé d’Anne-Marie et celui de Jean. Tout tourne autour de trois familles : celle d’Anne-Marie, celle de Jean et celle d’Alfred. Il fallait donc que je fasse
le passé d’au moins eux trois.

Dans mes fichiers Word ou dans mon bloc-note, je mentionne également de temps à autre des petites manies pour parfaire leur personnalité. Par exemple, Kamilla entasse les fleurs chez eux (ce qui a tendance à énerver Alfred, d’ailleurs). Elle ne peut pas s’empêcher d’en cueillir ou d’en ramener chez eux. Pour Borislav, je lui ai plutôt attribué un don, si je peux dire. Il a en effet la faculté de se remémorer avec précision une arme à feu quand il en voit une. Les armes à feu sont sa spécialité. Même s’il n’a pas l’intelligence d’Isidor, il a au moins cette capacité. Et cette dernière va servir dans la suite de l’histoire.

J’ai enfin une dernière règle : ne jamais faire plus de 15 personnages. Après, s’il y a dix personnages dans mes fictions, certains ont moins d’importance que d’autres, bien sûr. Il n’y a rien de pire que de s’embrouiller dans les personnages !

Voilà ce que je pouvais dire. Désolée, c’est assez long, mais bon, je tenais à être complète dans mes propos. En espérant que ces indications aideront plus d’un !

*

Comme vous avez pu vous en rendre compte, les processus de création ici encore sont différents selon l’auteur. Parfois, le personnage vient après l’intrigue, parfois c’est lui qui la donne et parfois, il contrôle totalement son maître et fait ce qu’il lui plaît dans l’histoire !

Merci à Becca, Marie, Sky Of Dust, Maneeya et Natacha d’avoir partagé leur expérience !

Vous avez votre avis sur la question ? N’hésitez pas à commenter, j’ajouterai votre témoignage avec plaisir à cet article !

Témoignages récoltés par Elodye H. Fredwell – Article par Elodye H. Fredwell.

Article publié initialement sur Moon-Wizard.

Une réponse à « Créer ses personnagesLecture en 19 minutes »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.